Séparations coupe-feu et degrés de résistance au feu : la distinction que confondent les candidates et candidats

Une séparation coupe-feu et un degré de résistance au feu ne sont pas la même chose, et bien des distracteurs de la section 2 de l’ExAC reposent sur l’écart entre les deux. Une séparation coupe-feu est une construction destinée à retarder la propagation du feu. Un degré de résistance au feu est une durée, et le CNB 2020 n’en attribue pas un à chaque séparation coupe-feu. Selon notre expérience, les candidates et candidats qui distinguent bien les deux, et qui se rappellent que les dispositifs d’obturation ont plutôt un degré pare-flammes, récoltent des points que d’autres perdent. Ce guide d’Examitect, une plateforme indépendante de préparation à l’ExAC sans affiliation avec le CACB, couvre les définitions, les dispositifs d’obturation, les sources des degrés et les pièges.

Points clés

Ce qu’il faut savoir sur les séparations coupe-feu avant la section 2.

  • Une séparation coupe-feu est un ensemble de construction; un degré est une durée. La division A définit six termes connexes; les notes d’étude de l’objectif 5.2 les mettent en contexte.
  • Les séparations coupe-feu n’ont pas toutes un degré. L’alinéa 3.1.8.1.(1)(b) de la division B n’attribue un degré de résistance au feu à une séparation coupe-feu que « chaque fois que la présente partie l’exige ».
  • Les dispositifs d’obturation ont un degré pare-flammes. Le tableau 3.1.8.4. le fixe à un niveau égal ou inférieur au degré de la séparation : une séparation de 1 h reçoit une porte de 45 min.
  • Les degrés proviennent d’essais ou de l’annexe D. L’article 3.1.7.1. permet l’une ou l’autre voie, et la méthode fondée sur la somme des éléments contribuants de l’annexe D peut se faire à la main.
  • Posez des onglets sur les pages de ce sujet. Notre guide sur la façon de poser des onglets dans le CNB 2020 montre où elles se situent dans un jeu complet.

Aperçu

Le sujet en un coup d’œil

Section de l’examenSection 2, environ 75 questions à choix multiples en trois heures, à livre ouvert
Objectifs les plus proches5.2.2 sécurité-incendie (partie 3) et 5.3.2 sécurité (partie 9), selon notre correspondance
DéfinitionsDivision A, article 1.4.1.2.
Séparations et dispositifs d’obturationDivision B, sous-section 3.1.8. et tableau 3.1.8.4.
Sources des degrésDivision B, sous-section 3.1.7. et annexe D

Six termes définis, six choses différentes

Chaque terme ci-dessous est en italique dans la division B; il a donc le sens que lui donne l’article 1.4.1.2. de la division A. Lisez les définitions telles que le CNB 2020 les énonce :

TermeDéfinition de la division A (article 1.4.1.2.)Ce que c’est
Séparation coupe-feu« construction destinée à retarder la propagation du feu »Un ensemble de construction
Degré de résistance au feu« temps en minutes ou en heures pendant lequel un matériau ou une construction empêche le passage des flammes et la transmission de la chaleur dans des conditions déterminées d’essai et de comportement, ou tel qu’il est déterminé par interprétation ou extrapolation des résultats d’essai comme l’exige le CNB »Une durée, pour les ensembles
Degré pare-flammes« temps en minutes ou en heures pendant lequel un dispositif d’obturation résiste au passage des flammes dans des conditions déterminées d’essai et de comportement ou différemment si le CNB l’exige »Une durée, pour les dispositifs d’obturation
Dispositif d’obturation« toute partie d’une séparation coupe-feu ou d’un mur extérieur destinée à fermer une ouverture, comme un volet, une porte, un registre, du verre armé ou des briques de verre, et comprenant les ferrures, le mécanisme de fermeture, l’encadrement et les pièces d’ancrage »Un dispositif dans une ouverture
Pare-feu« matériau, composant ou système qui limite la propagation du feu à l’intérieur d’un vide de construction ou d’un vide de construction à un espace contigu »Une barrière dans un vide caché
Mur coupe-feu« type de séparation coupe-feu de construction incombustible qui divise un bâtiment ou sépare des bâtiments contigus afin de s’opposer à la propagation du feu, et qui offre le degré de résistance au feu exigé par le CNB tout en maintenant sa stabilité structurale lorsqu’elle est exposée au feu pendant le temps correspondant à sa durée de résistance au feu »Une séparation coupe-feu particulière

Deux contrastes font l’essentiel du travail. Le degré de résistance au feu mesure le passage des flammes et la transmission de la chaleur, tandis que le degré pare-flammes ne mesure que le passage des flammes; c’est pourquoi une porte peut avoir un degré inférieur à celui de son mur. Et seule la définition du mur coupe-feu intègre un degré au terme lui-même; la définition de la séparation coupe-feu ne dit rien de la durée. Quand le CNB vise une séparation qui a un degré, il le précise, comme dans la définition du compartiment résistant au feu, isolé par des « séparations coupe-feu ayant le degré de résistance au feu exigé ».

Toute séparation coupe-feu doit-elle avoir un degré de résistance au feu?

Non. C’est le point central, et le CNB 2020 le dit deux fois. La note A-1.4.1.2.(1) de la division A précise qu’il « n’est pas toujours nécessaire qu’une séparation coupe-feu comporte un degré de résistance au feu », et la note A-3.1.8.1.(1)(b) de la division B le répète.

L’exigence elle-même se trouve au paragraphe 3.1.8.1.(1) de la division B. Les murs, cloisons ou planchers devant former une séparation coupe-feu doivent être construits de façon à constituer un élément continu conformément à l’article 3.1.8.3. et, « chaque fois que la présente partie l’exige, avoir le degré de résistance au feu spécifié ». La continuité s’applique toujours; le degré ne s’applique que là où une autre disposition l’exige. Posez-vous donc deux questions : une séparation coupe-feu est-elle exigée, et quel degré, le cas échéant, doit-elle avoir? La partie 3 donne tous les cas de figure :

DispositionSéparation coupe-feu?Degré de résistance au feu
3.1.3.1. Usages principauxOuiSelon le tableau 3.1.3.1., par exemple 1 h entre le groupe C et le groupe D
3.3.1.1. Séparation des suitesOui, sauf dans les établissements d’affairesAu moins 1 h, ou 45 min si le paragraphe (2) le permet
3.3.1.4. Corridors communsOui, sauf si le paragraphe (4) l’écarte45 min, ou aucun dans un étage entièrement protégé par gicleurs, sauf si le corridor dessert des établissements de soins, de traitement ou de détention, ou des habitations
3.2.2.65. Groupe D, au plus 2 étages, protégé par gicleursOui, les planchers45 min seulement s’ils sont de construction combustible

Dans la rangée des corridors communs, le paragraphe 3.3.1.4.(3) supprime le degré, mais le mur demeure une séparation coupe-feu. La note A-3.1.8.1.(1)(b) explique pourquoi : lorsque les gicleurs permettent de ne pas exiger de degré, la séparation coupe-feu doit néanmoins être construite de manière qu’elle « demeure en place et s’oppose à la propagation de la fumée » jusqu’à ce que les gicleurs se déclenchent et maîtrisent l’incendie.

L’inverse est aussi vrai. Une mezzanine ou un poteau porteur peut exiger un degré de résistance au feu en vertu de la sous-section 3.2.2. et de l’article 3.1.7.5. sans être une séparation coupe-feu.

Les dispositifs d’obturation dans les séparations coupe-feu et le tableau 3.1.8.4.

Le paragraphe 3.1.8.1.(2) exige que les ouvertures dans une séparation coupe-feu soient protégées par des dispositifs d’obturation, des gaines ou d’autres moyens. Selon le paragraphe 3.1.8.4.(1), le degré pare-flammes d’un dispositif d’obturation est déterminé selon la norme CAN/ULC-S104 pour les portes, CAN/ULC-S106 pour les fenêtres et les briques de verre, ou CAN/ULC-S112 pour les registres coupe-feu. Selon le paragraphe 3.1.8.4.(2), sous réserve du paragraphe 3.1.8.12.(1), ce degré doit être conforme au tableau 3.1.8.4. selon le degré de résistance au feu exigé pour la séparation coupe-feu :

Degré de résistance au feu de la séparation coupe-feuDegré pare-flammes minimal des dispositifs d’obturation
45 min45 min
1 h45 min
1,5 h1 h
2 h1,5 h
3 h2 h
4 h3 h

Au-delà de 1 h, le dispositif d’obturation se situe un échelon sous la séparation; à 45 min et à 1 h, les deux donnent 45 min. Le tableau est établi selon le degré exigé, et non selon le degré réel du mur, et l’article 3.1.7.4. précise qu’un mur ayant un degré supérieur au degré exigé n’oblige pas à dépasser les degrés minimaux. C’est dans les exceptions que se trouvent les questions :

  • Portes de vingt minutes, article 3.1.8.12. Permises dans une séparation dont le degré n’excède pas 1 h, entre un corridor commun et une suite, entre un corridor et des pièces où l’on dort, ou entre un corridor et des salles de classe, bureaux et bibliothèques du groupe A, division 2, ainsi que dans toute séparation dont le degré n’excède pas 45 min dans un bâtiment d’au plus 3 étages.
  • Verre armé et briques de verre, article 3.1.8.16. Permis dans les séparations dont le degré n’excède pas 1 h, avec des exceptions pour les issues aux articles 3.1.8.18. et 3.1.8.19.
  • La partie 9 a son propre tableau. Le tableau 9.10.13.1., dans le volume 2, donne 20 min pour une séparation de 30 ou 45 min et 45 min pour 1 h, puis rejoint le tableau 3.1.8.4. à partir de 1,5 h.

Les portes des séparations coupe-feu doivent comporter un dispositif de fermeture automatique (article 3.1.8.13., sous réserve des exceptions énumérées) et, si elles sont battantes, un pêne à enclenchement automatique (article 3.1.8.15.). L’article 3.1.8.6. limite une ouverture à 11 m² et à 3,7 m si l’un ou l’autre côté n’est pas protégé par gicleurs, ou à 22 m² et à 6 m si les deux côtés le sont. Et l’alinéa 3.1.8.8.(1)(c) supprime le registre coupe-feu dans une séparation coupe-feu verticale pour laquelle aucun degré n’est exigé, mais un mur de corridor peut tout de même exiger un registre de contrôle de la fumée selon l’alinéa 3.1.8.7.(2)(a).

D’où viennent les degrés de résistance au feu : 3.1.7. et annexe D

La sous-section 3.1.7. de la division B indique comment établir un degré exigé. Le paragraphe 3.1.7.1.(1) fixe la règle par défaut : le degré est déterminé en fonction des résultats d’essais effectués conformément à la norme CAN/ULC-S101, « Méthodes d’essai normalisées de résistance au feu pour les bâtiments et les matériaux de construction ». Le paragraphe 3.1.7.1.(2) offre la seconde voie : « Il est permis d’attribuer à un matériau, à un assemblage de matériaux ou à un élément structural un degré de résistance au feu d’après l’annexe D. »

L’article 3.1.7.3. évalue les planchers, les toits et les plafonds pour une exposition au feu à partir de la face inférieure, les murs coupe-feu et les séparations coupe-feu verticales intérieures à partir de chaque face, et les murs extérieurs à partir de la face intérieure. L’article 3.1.7.2. assouplit la limite d’élévation de température pour les murs extérieurs ayant une distance limitative de 1,2 m ou plus; notre exemple résolu de séparation spatiale montre d’où vient le degré de ce mur.

Ensembles soumis à l’essai ou annexe D

Un ensemble soumis à l’essai est construit et soumis au feu selon la norme CAN/ULC-S101; l’annexe D précise à D-1.1.3. que la construction d’un ensemble faisant l’objet d’un rapport d’essai « doit être soigneusement exécutée », et D-1.1.5. signale qu’un grand nombre d’ensembles exclusifs ont été classés par UL, ULC ou Intertek. L’annexe D, « Comportement au feu des matériaux de construction », attribue plutôt des degrés génériques aux matériaux courants. Le paragraphe D-1.1.1.(2) précise que les valeurs attribuées sont, « dans la plupart des cas, inférieures à celles obtenues lors des essais ». La section D-2 vise les murs, les planchers, les toits, les poteaux et les poutres, surtout au moyen d’épaisseurs et d’enrobages minimaux : murs et dalles en maçonnerie et en béton, et protection des poteaux et des poutres en acier.

La méthode fondée sur la somme des éléments contribuants

La sous-section D-2.3. est la voie du calcul. Selon D-2.3.4., le degré d’un ensemble à ossature correspond au temps attribué à la paroi de la face exposée au feu, plus celui des éléments d’ossature, plus celui d’une protection supplémentaire comme l’isolant. D-7.4. présente cet exemple pour une cloison à ossature de bois :

  • Plaque de plâtre de type X de 12,7 mm sur la face exposée au feu : 25 min (tableau D-2.3.4.-A)
  • Poteaux de bois espacés de 400 mm entre axes : 20 min (tableau D-2.3.4.-E)
  • Isolant en fibres de roche ou de laitier remplissant les vides entre poteaux : 15 min (tableau D-2.3.4.-G)
  • Paroi de la face non exposée : 0 min, pour un total de 25 + 20 + 15 = 60 min

Deux limites piègent les candidates et candidats. D-2.3.1. plafonne la méthode à 90 min, et le paragraphe D-2.3.3.(2) précise que les temps attribués sont des contributions, et non les degrés des composants eux-mêmes. La partie 9 ajoute une troisième voie : le paragraphe 9.10.3.1.(1) accepte aussi les descriptions présentées dans les tableaux 9.10.3.1.-A et 9.10.3.1.-B, où le mur W1a (poteaux de bois, matériau absorbant de 89 mm, plaques de plâtre de type X de 15,9 mm) est inscrit à 1 h.

Murs coupe-feu, pare-feu et coupe-feu : les sosies

Ces trois termes ressemblent à « séparation coupe-feu », ce qui en fait une matière toute désignée pour les questions d’appariement :

ÉlémentRôlePerformanceOù
Mur coupe-feuDivise un bâtiment ou sépare des bâtiments contigusIncombustible, au moins 4 h avec le groupe E ou le groupe F, division 1 ou 2, sinon 2 hSous-section 3.1.10.
Pare-feuLimite la propagation du feu dans les vides de constructionReste en place et empêche le passage des flammes pendant 15 min sous l’exposition au feu de la norme CAN/ULC-S101Sous-section 3.1.11.
Coupe-feuObture les pénétrations et les joints des séparations coupe-feuCote F ou FT selon la norme CAN/ULC-S115, liée au degré exigé de la séparationArticles 3.1.8.3. et 3.1.9.1.

Un mur coupe-feu est toujours une séparation coupe-feu, mais la plupart des séparations coupe-feu ne sont pas des murs coupe-feu. Son degré doit être assuré par de la maçonnerie ou du béton, sauf s’il n’excède pas 2 h et satisfait au paragraphe 3.1.10.2.(4), et l’article 3.1.10.4. ajoute des parapets de 150 mm pour 2 h et de 900 mm pour 4 h. Un pare-feu, en revanche, n’a aucun degré de résistance au feu : le paragraphe 3.1.11.7.(2) accepte, sans essai, des plaques de plâtre de 12,7 mm ou des tôles d’acier de 0,38 mm lorsque les joints sont supportés. Un coupe-feu maintient l’intégrité d’une séparation ayant un degré aux pénétrations et aux joints.

Les pièges courants de l’examen et comment vérifier une séparation coupe-feu

À chaque cycle de l’ExAC, les mêmes confusions ressortent des comptes rendus d’après-examen que notre équipe mène avec les candidates et candidats. Surveillez celles-ci :

  • Lire « séparation coupe-feu » comme « avec degré ». Trouvez la disposition qui fixe le degré, ou qui confirme qu’il n’y en a aucun.
  • Donner à la porte le degré du mur. Une séparation de 1 h reçoit un dispositif d’obturation de 45 min, et une porte a un degré pare-flammes, pas un degré de résistance au feu.
  • Mélanger les tableaux de la partie 3 et de la partie 9. Une séparation de 45 min reçoit un dispositif d’obturation de 45 min selon le tableau 3.1.8.4., sauf si l’article 3.1.8.12. s’applique, mais de 20 min selon le tableau 9.10.13.1.
  • Appeler mur coupe-feu tout mur ayant un degré, ou confondre pare-feu et coupe-feu. Servez-vous du tableau des sosies ci-dessus.
  • Mal lire un tiret dans le tableau 3.1.3.1. Un tiret signifie que le tableau ne fixe aucun degré entre ces deux usages principaux; vérifiez quand même ses notes et la section 3.3.

Essayez ces deux questions d’entraînement, rédigées par notre équipe à titre d’illustration et non comme de vraies questions d’examen :

  1. Recherche. Une porte se trouve dans la séparation coupe-feu entre un usage principal du groupe C et un usage principal du groupe D. Quel est son degré pare-flammes minimal? (Le tableau 3.1.3.1. donne 1 h, donc le tableau 3.1.8.4. donne 45 min. L’article 3.1.8.12. ne s’applique pas : il ne s’agit pas d’un emplacement de corridor énuméré, et 1 h dépasse sa limite de 45 min pour les bâtiments de faible hauteur.)
  2. Énoncé vrai. Dans un étage du groupe D entièrement protégé par gicleurs, quel énoncé sur le mur du corridor commun est exact? (Lorsque le paragraphe 3.3.1.4.(4) ne l’écarte pas, le mur demeure une séparation coupe-feu, mais le paragraphe 3.3.1.4.(3) n’exige aucun degré de résistance au feu. La mauvaise réponse tentante est qu’aucune séparation coupe-feu n’est nécessaire.)

Le Guide de préparation 2026 (p. 12) permet les onglets et les annotations faits avant la section 2, à livre ouvert; marquez donc ces pages à la maison (folios de l’édition française du CNB 2020 publiée par le CNRC; vérifiez les vôtres) :

Ce qu’il vous fautOù
Définitions (article 1.4.1.2.)Division A, p. 1-7, 1-11, 1-12 et 1-13; note sur la séparation coupe-feu, p. 1-26
Tableau 3.1.3.1., usages principauxDivision B, p. 3-3
Sous-section 3.1.7., degrésDivision B, p. 3-25 à 3-26
Article 3.1.8.1. et tableau 3.1.8.4.Division B, p. 3-26 et 3-27
Méthode fondée sur la somme des éléments contribuants (annexe D)Division B, à partir de la p. D-13; exemple résolu, p. D-43 et D-44
Tableau 9.10.13.1., dispositifs d’obturation de la partie 9Volume 2, division B, p. 9-65

Pour vérifier une séparation coupe-feu et ses dispositifs d’obturation, sur un dessin ou dans une question, procédez dans cet ordre :

Étape 1
Trouver la disposition qui l’exige.

Repérez l’article dans la sous-section 3.1.3., 3.2.2. ou la section 3.3., et notez le degré de résistance au feu exigé, ou l’absence d’exigence.

Étape 2
Confirmer d’où vient le degré de l’ensemble.

Un ensemble soumis à l’essai selon la norme CAN/ULC-S101, un degré tiré de l’annexe D ou, dans la partie 9, le tableau 9.10.3.1.-A ou -B.

Étape 3
Vérifier la continuité.

Selon l’article 3.1.8.3., prolongez la séparation dans les vides de construction situés au-dessus et obturez ses joints par des coupe-feu.

Étape 4
Dimensionner les ouvertures.

Appliquez les limites de 11 m² et de 22 m² de l’article 3.1.8.6.

Étape 5
Lire le degré du dispositif d’obturation.

Utilisez le tableau 3.1.8.4., puis vérifiez l’exception des portes de 20 min de l’article 3.1.8.12., ou le tableau 9.10.13.1. dans la partie 9.

Étape 6
Vérifier la quincaillerie des portes et le vitrage.

Dispositif de fermeture automatique, pêne à enclenchement automatique, limite de 1 h pour le verre armé à l’article 3.1.8.16., et tableau 3.1.8.17. aux issues et aux murs coupe-feu.

Étape 7
Vérifier chaque pénétration.

Registres coupe-feu et registres de contrôle de la fumée selon les articles 3.1.8.7. à 3.1.8.9., et coupe-feu selon l’article 3.1.9.1.

Notre article sur la coordination des documents et la conformité au code applique ces vérifications à un jeu de dessins. Maîtrisez le vocabulaire, et ce sujet deviendra une source régulière de points.

FAQ

FAQ sur les séparations coupe-feu

Une séparation coupe-feu est une construction destinée à retarder la propagation du feu. Un degré de résistance au feu est le temps pendant lequel un matériau ou un ensemble empêche le passage des flammes et la transmission de la chaleur lors d’un essai. Une séparation coupe-feu n’a besoin d’un degré que là où la division B en exige un.

Non, une séparation coupe-feu n’a besoin d’un degré de résistance au feu que là où la partie 3 en exige un, selon l’alinéa 3.1.8.1.(1)(b) de la division B. Par exemple, le paragraphe 3.3.1.4.(3) supprime le degré de la plupart des séparations de corridors communs dans un étage entièrement protégé par gicleurs.

Le degré de résistance au feu s’applique à un matériau ou à un ensemble et mesure à la fois le passage des flammes et la transmission de la chaleur. Le degré pare-flammes s’applique à un dispositif d’obturation, comme une porte, un volet, un registre, du verre armé ou des briques de verre, et ne mesure que le passage des flammes.

Le tableau 3.1.8.4. de la division B fixe le degré pare-flammes minimal d’un dispositif d’obturation selon le degré de résistance au feu exigé pour la séparation coupe-feu : 45 min pour les séparations de 45 min et de 1 h, 1 h pour 1,5 h, 1,5 h pour 2 h, 2 h pour 3 h et 3 h pour 4 h. L’article 3.1.8.12. permet des portes de 20 min dans certains cas de corridors et de bâtiments de faible hauteur.

Un mur coupe-feu est un type de séparation coupe-feu, mais la plupart des séparations coupe-feu ne sont pas des murs coupe-feu. Un mur coupe-feu doit être incombustible, conserver sa stabilité structurale lors d’un incendie et, selon l’article 3.1.10.2. de la division B, avoir un degré d’au moins 2 h, ou de 4 h lorsque des usages principaux du groupe E ou du groupe F, division 1 ou 2, sont en cause.

Un pare-feu limite la propagation du feu dans un vide de construction ou à partir de celui-ci, et n’a qu’à rester en place et à empêcher le passage des flammes pendant 15 min selon le paragraphe 3.1.11.7.(1). Un coupe-feu obture les pénétrations et les joints d’une séparation coupe-feu, avec une cote F ou FT selon la norme CAN/ULC-S115 liée au degré exigé de la séparation (articles 3.1.8.3. et 3.1.9.1.).

L’article 3.1.7.1. de la division B permet de tirer un degré de résistance au feu d’essais selon la norme CAN/ULC-S101 ou de l’annexe D, qui attribue des degrés génériques et comprend la méthode fondée sur la somme des éléments contribuants pour les ensembles à ossature jusqu’à 90 min. Dans la partie 9, le paragraphe 9.10.3.1.(1) accepte aussi les descriptions présentées dans les tableaux 9.10.3.1.-A et 9.10.3.1.-B.

Les séparations coupe-feu relèvent surtout de l’objectif spécifique 5.2.2, qui consiste à interpréter les exigences de la partie 3 relatives à la sécurité-incendie, et de l’objectif 5.3.2, qui consiste à appliquer les exigences de la partie 9 relatives à la sécurité, à l’annexe 1 du Guide de préparation à l’ExAC 2026. Le guide ne nomme pas directement les séparations coupe-feu; cette correspondance est donc la nôtre.