D’où viennent les degrés de résistance au feu : 3.1.7. et annexe D
La sous-section 3.1.7. de la division B indique comment établir un degré exigé. Le paragraphe 3.1.7.1.(1) fixe la règle par défaut : le degré est déterminé en fonction des résultats d’essais effectués conformément à la norme CAN/ULC-S101, « Méthodes d’essai normalisées de résistance au feu pour les bâtiments et les matériaux de construction ». Le paragraphe 3.1.7.1.(2) offre la seconde voie : « Il est permis d’attribuer à un matériau, à un assemblage de matériaux ou à un élément structural un degré de résistance au feu d’après l’annexe D. »
L’article 3.1.7.3. évalue les planchers, les toits et les plafonds pour une exposition au feu à partir de la face inférieure, les murs coupe-feu et les séparations coupe-feu verticales intérieures à partir de chaque face, et les murs extérieurs à partir de la face intérieure. L’article 3.1.7.2. assouplit la limite d’élévation de température pour les murs extérieurs ayant une distance limitative de 1,2 m ou plus; notre exemple résolu de séparation spatiale montre d’où vient le degré de ce mur.
Ensembles soumis à l’essai ou annexe D
Un ensemble soumis à l’essai est construit et soumis au feu selon la norme CAN/ULC-S101; l’annexe D précise à D-1.1.3. que la construction d’un ensemble faisant l’objet d’un rapport d’essai « doit être soigneusement exécutée », et D-1.1.5. signale qu’un grand nombre d’ensembles exclusifs ont été classés par UL, ULC ou Intertek. L’annexe D, « Comportement au feu des matériaux de construction », attribue plutôt des degrés génériques aux matériaux courants. Le paragraphe D-1.1.1.(2) précise que les valeurs attribuées sont, « dans la plupart des cas, inférieures à celles obtenues lors des essais ». La section D-2 vise les murs, les planchers, les toits, les poteaux et les poutres, surtout au moyen d’épaisseurs et d’enrobages minimaux : murs et dalles en maçonnerie et en béton, et protection des poteaux et des poutres en acier.
La méthode fondée sur la somme des éléments contribuants
La sous-section D-2.3. est la voie du calcul. Selon D-2.3.4., le degré d’un ensemble à ossature correspond au temps attribué à la paroi de la face exposée au feu, plus celui des éléments d’ossature, plus celui d’une protection supplémentaire comme l’isolant. D-7.4. présente cet exemple pour une cloison à ossature de bois :
- Plaque de plâtre de type X de 12,7 mm sur la face exposée au feu : 25 min (tableau D-2.3.4.-A)
- Poteaux de bois espacés de 400 mm entre axes : 20 min (tableau D-2.3.4.-E)
- Isolant en fibres de roche ou de laitier remplissant les vides entre poteaux : 15 min (tableau D-2.3.4.-G)
- Paroi de la face non exposée : 0 min, pour un total de 25 + 20 + 15 = 60 min
Deux limites piègent les candidates et candidats. D-2.3.1. plafonne la méthode à 90 min, et le paragraphe D-2.3.3.(2) précise que les temps attribués sont des contributions, et non les degrés des composants eux-mêmes. La partie 9 ajoute une troisième voie : le paragraphe 9.10.3.1.(1) accepte aussi les descriptions présentées dans les tableaux 9.10.3.1.-A et 9.10.3.1.-B, où le mur W1a (poteaux de bois, matériau absorbant de 89 mm, plaques de plâtre de type X de 15,9 mm) est inscrit à 1 h.