CCDC 2 et document 6 de la RAIC : ce que les candidats à l’ExAC doivent savoir sur les contrats canadiens

La bonne nouvelle : les contrats de l’ExAC se résument à deux documents qui fonctionnent ensemble. CCDC 2 est le contrat type à forfait entre le maître de l’ouvrage et l’entrepreneur, utilisé sur la plupart des projets de bâtiment canadiens; le document 6 de la RAIC est l’entente type client-architecte qui définit la portée, les honoraires et l’autorité de l’architecte. La section 4 de l’ExAC évalue comment ces deux contrats partagent la responsabilité, surtout comment l’architecte agit comme Consultant aux conditions générales de CCDC 2. Dans nos années de travail avec des architectes stagiaires à chaque session de l’ExAC, notre équipe chez Examitect, une plateforme indépendante de préparation à l’ExAC sans affiliation avec le CACB, a vu que les candidats qui réussissent la section 4 connaissent les jointures entre les deux contrats, et pas seulement les clauses à l’intérieur de chacun. Une fois que vous voyez comment les contrats se passent le travail, la section 4 commence à sembler réussissable.

Points clés

Sept choses à savoir sur CCDC 2 et le Document 6 du RAIC avant la Section 4 de l’ExAC.

  • CCDC 2 est le contrat propriétaire-entrepreneur; le Document 6 du RAIC est le contrat client-architecte. Parties différentes, portées différentes, un rôle de Consultant partagé. Les deux se situent derrière les questions scénarisées de la Section 4 .
  • La Section 4 est à livre fermé. CCDC 2, le Document 6 du RAIC, CCDC 24 et vos notes d’étude restent hors de la salle d’examen. Construisez le rappel, pas la vitesse de recherche. Seule la Section 2 (Codes) est à livre ouvert, avec NBC 2020 et NECB 2020 permis.
  • L’architecte agit comme Consultant en vertu de CCDC 2. Le Consultant interprète les documents contractuels (CG 2.2), examine les travaux (CG 2.3) et les dessins d’atelier (CG 3.8), et certifie les paiements, les avenants et l’exécution substantielle (CG 5 et CG 6). Voir la page de référence CCDC 2.
  • Le Document 6 du RAIC définit ce que l’architecte vend. Portée par phase, base d’honoraires, services supplémentaires, et les limites du pouvoir de l’architecte de lier le client. Voir la page de référence du Document 6 du RAIC.
  • Les ordres de modification, les directives de modification et les avis écrits sont des favoris d’examen. Chacun a un rôle précis dans le GC 6 et ailleurs; les confondre est une perte de points fréquente en Section 4.
  • La garantie d’un an court à partir de l’état de prise en charge, pas de l’exécution substantielle. Le paragraphe 12.3.1 des CG est explicite. L’exécution substantielle prévue à la CG 5.4 déclenche le compte à rebours de la retenue; le seuil chiffré, lui, se trouve dans la loi provinciale sur la construction, pas dans le CCDC 2.
  • Lisez chaque contrat une fois, percez des scénarios ensuite. Six à dix heures pour CCDC 2, trois à cinq pour le Document 6 du RAIC, puis 40 à 60 questions scénarisées de Section 4. Les pages de sujets fonctions de bureau de construction et soumissions et négociations contractuelles listent les types de questions récurrents.

Aperçu

En un coup d’œil

SujetContrats canadiens de construction et de services d’architecture
ExamenExAC Section 4 : Construction et pratique
Livre ouvertNon. La Section 4 est à livre fermé.
Contrats principauxCCDC 2 (2020), Document 6 du RAIC
Lecture de soutienCCDC 24 (guide des formulaires types, rédigé pour le CCDC 2 de 2008), loi provinciale sur la construction, Document 9 du RAIC
Style de question courantChoix multiple scénarisé. Rappel, pas récitation de numéros de clauses.
Temps de lectureCCDC 2 : 6 à 10 heures; Document 6 du RAIC : 3 à 5 heures; CCDC 24 : 2 à 4 heures
Idéal pourArchitectes stagiaires qui étudient les contrats de la Section 4 et le rôle de l’architecte comme Consultant

Ce que sont vraiment CCDC 2 et le Document 6 du RAIC

Le CCDC 2 est le contrat à forfait du Comité canadien des documents de construction. C’est un formulaire type national, publié conjointement par l’industrie et les organismes professionnels, et c’est l’entente propriétaire-entrepreneur par défaut sur la plupart des projets de bâtiment au Canada. Le CCDC 2 réunit en un seul document une convention (articles A-1 à A-8), des définitions et des conditions générales (CG 1 à CG 13), et il désigne un Consultant (généralement l’architecte) comme interprète impartial du contrat.

Le Document 6 de l’IRAC est le formulaire type canadien de contrat pour services d’architecture, publié par l’Institut royal d’architecture du Canada. C’est l’entente entre le client et l’architecte. Le Document 6 définit l’étendue des services de l’architecte par phase de projet (préconception, esquisse, développement du design, documents de construction, appel d’offres ou négociation, construction, postconstruction), fixe la base des honoraires (pourcentage, forfait, taux horaire ou combinaison), énumère les services supplémentaires facturés à part et fixe les limites du pouvoir de l’architecte d’engager le client.

Les deux documents sont parfois confondus parce que les deux impliquent l’architecte, mais ils répondent à des questions différentes. CCDC 2 répond à « qu’est-ce que l’entrepreneur doit au propriétaire, et comment l’interprétation de l’architecte est-elle déclenchée ». Le Document 6 du RAIC répond à « qu’est-ce que l’architecte doit au client, et comment l’architecte est-il payé ». L’approche Examitect, affinée à partir des débriefs post-examen que notre équipe mène avec les candidats après chaque session, est de les étudier en paire, jamais seuls.

Le triangle contractuel : qui signe quoi

Sur un projet canadien type avec un seul propriétaire, un seul architecte et un seul entrepreneur général, trois parties se relient par deux contrats. L’architecte est sur les deux contrats, mais comme une partie différente dans chacun.

Contrat 1

Document 6 du RAIC : Client et architecte

Le client retient l’architecte pour concevoir le projet et administrer le contrat de construction. Définit les livrables par phase, la base d’honoraires, les services supplémentaires et les limites du pouvoir de l’architecte. Signé en premier, souvent avant que le projet soit pleinement défini.

Client à architecte Entente de services Page de référence

Contrat 2

CCDC 2 : Propriétaire et entrepreneur

Le propriétaire retient l’entrepreneur pour construire le projet à un prix forfaitaire. L’architecte est nommé comme Consultant et est l’interprète impartial du contrat. Signé après la conception, les soumissions et l’attribution.

Propriétaire à entrepreneur Contrat de construction Page de référence

Le même architecte est le signataire du contrat 1 et le Consultant nommé du contrat 2. Dans la plupart des scénarios ExAC, la question tient à quel contrat autorise l’action. Une directive d’ajouter de la portée à la conception est une question de Document 6 du RAIC (services supplémentaires, implications d’honoraires). Une directive d’ajouter de la portée aux travaux sur le chantier est une question de CCDC 2 (ordre de modification, directive de modification, avis écrit). Confondre les deux est l’un des pièges les plus fiables de la Section 4.

CCDC 2 contre Document 6 du RAIC en un coup d’œil

La façon la plus rapide de garder les deux documents droits est de les comparer dimension par dimension. Utilisez le tableau ci-dessous comme votre référence d’une page; le détail plus profond suit dans les sections suivantes.

Dimension CCDC 2 Document 6 du RAIC
Parties Propriétaire et entrepreneur Client et architecte
Objet Construction des travaux à un prix forfaitaire Prestation de services d’architecture contre honoraires
Rôle de l’architecte Nommé comme Consultant (interprète impartial) Signataire, prestataire principal
Structure Articles A-1 à A-8 de la convention, définitions, conditions générales CG 1 à CG 13 Convention, annexes de services par phase, barème d’honoraires, liste des services supplémentaires
Les changements sont gérés par Avenant (CG 6.2), directive de modification (CG 6.3), instruction supplémentaire (terme défini, fournie en vertu de la CG 2.2.12) Autorisation de services supplémentaires et ajustement d’honoraires
Paiement à L’entrepreneur, sur des demandes mensuelles certifiées par le Consultant L’architecte, selon la base d’honoraires fixée dans la convention
Les différends passent par Le Consultant d’abord (CG 8.1), puis l’arbitrage intérimaire (CG 8.2), puis négociation, médiation et arbitrage (CG 8.3) Négociation, médiation, arbitrage selon la convention
Achèvement substantiel Certifié par le Consultant en vertu du GC 5.4; test numérique fixé par la Loi sur la construction provinciale Non certifié en vertu de ce contrat; déclenche la fin de certaines phases d’honoraires
Évalué à l’ExAC Section 4 : soumissions, certification des paiements, gestion des changements, achèvement substantiel, le rôle de l’architecte sur le chantier Section 4 : portée des services, différends d’honoraires, services supplémentaires, limites du pouvoir de l’architecte

Deux schémas à verrouiller. Premier, l’architecte est le Consultant en vertu de CCDC 2, pas une partie; le pouvoir de l’architecte sur le contrat de construction vient de l’entente propriétaire-entrepreneur, pas du fait que l’architecte la signe. Second, le Document 6 du RAIC est là où vivent les honoraires de l’architecte; les arguments de coût et de portée entre le client et l’architecte appartiennent à ce contrat, pas à CCDC 2.

CCDC 2 : ce que la Section 4 évalue vraiment

Les questions sur le CCDC 2 à l’ExAC sont fondées sur des scénarios. La question présente une situation de chantier, et le candidat doit repérer quelle condition générale s’applique, ce que le Consultant doit faire, et à quel document l’action appartient. Le rappel des numéros de clauses n’est pas récompensé; le rappel de ce que fait chaque CG l’est. Deux ajouts majeurs de l’édition 2020 méritent d’être connus par leur nom : l’arbitrage intérimaire (CG 8.2), un processus légal de règlement provisoire des différends, et l’état de prise en charge (CG 12.1), le jalon d’où part désormais la garantie.

Les conditions générales qu’il vaut de connaître par nom

  • GC 1 : Dispositions générales. Hiérarchie des documents contractuels, langue du contrat, droit applicable. Les documents soumis par l’entrepreneur n’ont pas préséance sur les devis du propriétaire.
  • GC 2 : Administration du contrat. Le rôle du Consultant. Le Consultant interprète les documents contractuels (CG 2.2), examine les travaux (CG 2.3), tranche sur les travaux défectueux (CG 2.4) et agit avec impartialité entre les parties (CG 2.2.8).
  • GC 3 : Exécution des travaux. Contrôle des travaux, ouvrages temporaires, calendrier, surveillance, sous-traitants, main-d’œuvre et produits, et dessins d’atelier (CG 3.8). La sécurité de chantier se trouve ailleurs, à la CG 9.4.
  • GC 5 : Paiement. Demandes de paiement (CG 5.2), paiement (CG 5.3), exécution substantielle et retenue (CG 5.4), paiement final (CG 5.5) et travaux non conformes (CG 5.7). Le Consultant dispose de 20 jours civils pour répondre à une demande d’exécution substantielle.
  • GC 6 : Changements aux travaux. Le droit du propriétaire d’apporter des modifications (CG 6.1), les avenants (CG 6.2, convenus), les directives de modification (CG 6.3, unilatérales, employées quand les parties ne se sont pas entendues), les conditions cachées, les retards et les réclamations. L’instruction supplémentaire est un terme défini plutôt qu’une clause de la CG 6; le Consultant la fournit en vertu de la CG 2.2.12.
  • GC 9 : Protection des personnes et des biens. Sécurité, palissades, et les obligations de l’entrepreneur sur le chantier.
  • GC 10 : Réglementation applicable. Codes, taxes, redevances, brevets. L’entrepreneur construit selon les codes applicables; le Consultant conçoit selon ceux-ci.
  • CG 12 : prise en charge par le propriétaire. État de prise en charge (CG 12.1), occupation anticipée (CG 12.2) et garantie (CG 12.3). La garantie d’un an court à partir de l’état de prise en charge.
  • CG 13 : indemnisation et renonciation. Qui doit quoi à qui, et quand.

Les scénarios qui apparaissent

Attendez-vous à des questions sur la différence entre un ordre de modification et une directive de modification, sur ce qui déclenche un avis écrit, sur qui certifie les paiements progressifs et comment fonctionne la retenue, sur ce que l’achèvement substantiel déclenche (et ne déclenche pas), sur à qui appartiennent les moyens et méthodes, et sur ce que le Consultant devrait faire quand l’entrepreneur propose une substitution. Les pages de sujets fonctions de chantier et fonctions de bureau de construction parcourent les schémas de scénarios récurrents.

Trois faits du CCDC 2 qui prennent de court les candidats en exercice. Premièrement, le Consultant n’est pas le mandataire du propriétaire : la CG 2.1.1 ne lui donne le pouvoir d’agir pour le propriétaire que dans la mesure prévue aux documents contractuels, et la CG 2.2.8 précise qu’il ne fera preuve de partialité envers aucune des parties. Le CCDC 2 n’emploie jamais le mot mandataire. Deuxièmement, le Consultant n’approuve pas les dessins d’atelier; il les examine quant à leur conformité générale aux documents contractuels, en vertu de la CG 3.8. Le verbe compte à l’examen. Troisièmement, la CG 12 porte sur la prise en charge par le propriétaire, pas sur l’indemnisation : l’édition 2020 place l’indemnisation et la renonciation à la CG 13.

Document 6 du RAIC : ce que la Section 4 évalue vraiment

Les questions du Document 6 du RAIC à l’ExAC portent sur la portée de l’architecte, les honoraires et les limites de son pouvoir. Les scénarios portent généralement sur un client qui demande quelque chose qui n’est pas dans l’entente : réunions de plus, une reconception après que le design a été approuvé, une expansion de portée en cours de projet, ou une directive verbale avec des implications de coût.

Les mécanismes du Document 6 qu’il vaut de connaître

  • Portée par phase. Préconception, esquisse, développement du design, documents de construction, appel d’offres ou négociation, construction et postconstruction. Chaque phase a des livrables définis et une répartition d’honoraires prévue à l’article A13. L’architecte n’est pas tenu de refaire une phase terminée sans une autorisation de services supplémentaires.
  • Base d’honoraires. Pourcentage du coût de construction, forfait, horaire, ou une combinaison. Chaque base a son propre schéma de différend; les honoraires en pourcentage, par exemple, changent quand le coût de construction change.
  • Services supplémentaires. Une liste définie (rendus, témoignage d’expert, évaluation post-occupation, reconception après approbation, ordres de modification dictés par une directive du client) facturée séparément des honoraires de base.
  • Pouvoir de lier. L’architecte ne peut pas engager le client à un coût ou une portée supplémentaires sans l’autorisation du client. C’est la base contractuelle de la règle selon laquelle le Consultant ne peut pas diriger l’entrepreneur à faire des travaux qui augmentent le prix du contrat sans un ordre de modification signé par le propriétaire.
  • Sous-consultants. L’architecte retient les sous-consultants en structure, mécanique, électricité et autres en vertu du Document 9 du RAIC, l’entente architecte-consultant qui reflète le Document 6.

La lecture honnête du Document 6 : il est plus court et plus léger que CCDC 2, et la plupart des candidats le terminent en trois à cinq heures. Le risque est de le lire à la légère et de manquer la liste des services supplémentaires, là où vivent la plupart des questions du Document 6.

Les coutures : où les deux contrats se passent le travail

Les coutures entre CCDC 2 et le Document 6 du RAIC sont là où la plupart des points de la Section 4 se gagnent ou se perdent. Un scénario se situe rarement proprement dans un seul contrat; il commence généralement dans l’un et finit dans l’autre. Savoir quel document porte l’étape suivante est le cœur de l’épreuve.

Situation Commence dans Finit dans
Le client demande un changement de conception majeur après que le développement du design est signé Document 6 du RAIC (services supplémentaires, ajustement d’honoraires) Possiblement CCDC 2 si le changement atteint la construction (ordre de modification en vertu du GC 6.2)
L’entrepreneur demande une clarification sur un détail des dessins CCDC 2 (instruction supplémentaire, fournie par le Consultant en vertu de la CG 2.2.12) CCDC 2 (aucun impact de coût ni de délai, aucune implication du Document 6 du RAIC sauf si une reconception est requise)
Le propriétaire dirige les travaux à procéder avant que le prix et le délai soient convenus CCDC 2 (directive de modification en vertu du GC 6.3) CCDC 2 (ordre de modification en vertu du GC 6.2 une fois le prix et le délai réglés)
Un sous-consultant manque une échéance qui retarde l’architecte Document 9 du RAIC (architecte à sous-consultant) Document 6 du RAIC (architecte à client; affecte le calendrier des services)
L’architecte croit que les travaux de l’entrepreneur ne sont pas conformes aux documents contractuels CCDC 2 (travaux défectueux, CG 2.4) CCDC 2 (l’entrepreneur remédie; aucune implication du Document 6 du RAIC)
L’achèvement substantiel est atteint sur un projet CCDC 2 (le Consultant certifie en vertu du GC 5.4 et de la Loi sur la construction provinciale) Document 6 du RAIC (déclenche le jalon d’honoraires correspondant)

Deux de ces coutures sont évaluées le plus souvent. Premier, le scénario de directive-du-client-vers-reconception est une question de Document 6 du RAIC qui peut aussi toucher CCDC 2 une fois la construction commencée; ne sautez pas tout de suite à l’ordre de modification. Second, le scénario d’achèvement substantiel se situe à la couture entre CCDC 2, le Document 6 du RAIC et la Loi sur la construction provinciale; la Loi sur la construction fixe le seuil numérique, CCDC 2 fixe le processus de certification, et le Document 6 du RAIC fixe la phase d’honoraires.

Erreurs contractuelles fréquentes en Section 4

À chaque cycle ExAC, la même poignée d’erreurs contractuelles apparaît dans les débriefs post-examen que notre équipe mène avec les candidats. Les repérer maintenant coûte moins cher que de les repérer à l’examen.

  • Traiter CCDC 2 comme une référence à livre ouvert. CCDC 2 est à livre fermé à l’examen. Construisez le rappel par l’entraînement scénarisé, pas en mémorisant les numéros de clauses. Les candidats qui essaient de réciter le GC 5.4 mot pour mot sont généralement ceux qui ne peuvent pas l’appliquer.
  • Confondre ordre de modification, directive de modification et instruction supplémentaire. Une instruction supplémentaire clarifie sans effet sur le coût ni sur le délai; c’est un terme défini et le Consultant la fournit en vertu de la CG 2.2.12, pas de la CG 6. Un avenant (CG 6.2) modifie le prix ou le délai contractuel une fois les parties d’accord. Une directive de modification (CG 6.3) est l’instruction unilatérale du propriétaire d’aller de l’avant quand les parties ne se sont pas encore entendues sur le prix ou le délai. La CG 6.1 est le droit du propriétaire d’apporter des modifications, la clause qui permet tout cela au départ.
  • Mettre les honoraires de l’architecte dans CCDC 2. Les honoraires de l’architecte vivent dans le Document 6 du RAIC. Les différends d’honoraires, les services supplémentaires et le glissement de portée sont des questions de Document 6 du RAIC, même quand ils sont déclenchés par quelque chose qui se passe sur le chantier.
  • Traiter le Consultant comme l’agent du propriétaire. La CG 2.1.1 limite le pouvoir du Consultant d’agir pour le propriétaire à ce que prévoient les documents contractuels, et la CG 2.2.8 exige l’impartialité entre le propriétaire et l’entrepreneur. Le propriétaire paie l’architecte en vertu du Document 6 de l’IRAC, mais dans le contrat de construction le rôle de l’architecte est impartial.
  • Confondre « approuver » et « examiner » sur les dessins d’atelier. Le Consultant examine les dessins d’atelier quant à leur conformité générale aux documents contractuels, en vertu de la CG 3.8. La CG 3.6 porte sur les sous-traitants et les fournisseurs. L’entrepreneur demeure responsable des dimensions, des quantités et des moyens et méthodes de construction.
  • Citer CCDC 2 pour les chiffres d’achèvement substantiel. CCDC 2 GC 5.4 encadre la certification; le seuil numérique (généralement exprimé comme un pourcentage et une limite en dollars sur les travaux restants) vit dans la Loi sur la construction provinciale. Citez la Loi, pas le contrat, pour le pourcentage.
  • Sauter l’exigence d’avis écrit. Beaucoup de droits CCDC 2, y compris les réclamations pour coût ou délai supplémentaires, dépendent d’un avis écrit livré dans un nombre défini de jours ouvrables. Manquez l’avis et le droit est souvent perdu, quel que soit le mérite.

Un plan d’étude de 2 semaines pour les contrats de l’ExAC

Si vous avez deux semaines pour préparer le matériel contractuel de la Section 4, voici l’horaire que notre équipe utilise avec les architectes stagiaires. Il suppose que vous pouvez donner une à deux heures concentrées par jour, plus un bloc plus long la fin de semaine.

  1. Jours 1 à 2 : Lisez le Document 6 du RAIC. Un passage soigné à travers la convention, les annexes de services, le barème d’honoraires et la liste des services supplémentaires. Marquez les services supplémentaires et les clauses de limites de pouvoir.
  2. Jours 3 à 6 : Lisez CCDC 2. Articles A-1 à A-8 de la convention, définitions et conditions générales CG 1 à CG 13. Concentrez-vous sur les CG 2, 5, 6, 8 et 12. Prenez des notes en langage clair : ce que fait chaque CG, à qui elle s’applique, ce qui la déclenche.
  3. Jour 7 : Survolez CCDC 24. À lire pour le contexte seulement, en sachant ce que c’est : le guide des formules types du CCDC. La liste de références de l’ExAC nomme l’édition de 1996 et l’édition publiée courante est celle de 2016, rédigée pour le CCDC 2 2008. Les deux précèdent le CCDC 2 2020, alors lisez-le pour la forme des formulaires types plutôt que pour les numéros de clauses actuels.
  4. Jours 8 à 11 : Percez 40 à 60 questions scénarisées de Section 4. Mélangez soumissions, gestion des changements, certification des paiements, achèvement substantiel et scénarios de rôle de Consultant. Ne révisez que les items que vous avez manqués.
  5. Jours 12 à 13 : Relecture ciblée. Revenez aux conditions générales qui sont apparues dans les questions scénarisées que vous avez manquées. Re-testez les mêmes sujets jusqu’à ce que le rappel soit rapide.
  6. Jour 14 : Un examen blanc chronométré de Section 4. Utilisez-le comme diagnostic, pas comme verdict. Notez par domaine de compétence et planifiez un passage de révision ciblé avant le jour de l’examen.

Dans ces deux semaines, n’essayez pas aussi de lire le Document 9 du RAIC, CCDC 24 au complet, le guide du PSA, ou un second passage de CHOP. Le point marginal par heure est plus élevé sur l’entraînement scénarisé de la Section 4 que sur plus de lecture. Les heures où les contrats paient, ce sont les heures d’entraînement, pas les heures de lecture.

FAQ

CCDC 2 et Document 6 du RAIC : questions fréquentes

Le CCDC 2 est le contrat à forfait du Comité canadien des documents de construction. C’est l’entente propriétaire-entrepreneur type employée sur la plupart des projets de bâtiment au Canada, où l’entrepreneur reçoit un prix unique convenu pour les travaux définis aux documents contractuels. Le CCDC 2 comprend les articles A-1 à A-8 de la convention, les définitions et les conditions générales CG 1 à CG 13, et il désigne le Consultant (généralement l’architecte) comme la partie qui interprète le contrat et certifie les paiements.

Le Document 6 du RAIC est la formule canadienne type de contrat pour services d’architecture, publiée par le Institut royal d’architecture du Canada. C’est l’entente entre le client et l’architecte qui définit la portée des services de l’architecte, les livrables de chaque phase de projet, la structure d’honoraires et les limites du pouvoir de l’architecte. Le Document 6 du RAIC est le contrat qui se situe derrière chaque projet où l’architecte agit plus tard comme Consultant en vertu de CCDC 2.

Non. CCDC 2 n’est pas permis dans la salle d’examen. Seuls NBC 2020 et NECB 2020 sont permis, et seulement dans la Section 2 (Codes). La Section 4 de l’ExAC, où CCDC 2 et le Document 6 du RAIC sont évalués, est à livre fermé. Les candidats ont besoin du rappel des conditions générales, des articles clés et du rôle de l’architecte plutôt que de la capacité de chercher des clauses sous pression de temps.

Le Document 6 du RAIC est signé en premier, entre le client et l’architecte, et il engage l’architecte à fournir des services de conception et d’administration de contrat. CCDC 2 est signé plus tard, entre le propriétaire et l’entrepreneur, et il nomme le même architecte comme le Consultant qui certifie le paiement, émet les ordres de modification et examine l’achèvement substantiel. Les deux contrats partagent le même rôle de Consultant mais assignent des droits et des obligations à des paires de parties différentes.

Dans le CCDC 2, l’architecte agit comme Consultant. Le Consultant interprète les exigences des documents contractuels (CG 2.2), examine les travaux (CG 2.3) et les dessins d’atelier (CG 3.8), fournit les instructions supplémentaires (CG 2.2.12), traite les avenants et les directives de modification (CG 6.2 et CG 6.3), certifie les montants à payer (CG 5.2 et CG 5.3) et examine la demande d’exécution substantielle dans les 20 jours civils (CG 5.4.1, le seuil chiffré étant fixé par la loi provinciale sur la construction applicable). Le Consultant est impartial dans les différends entre le propriétaire et l’entrepreneur.

Vous n’avez pas à réciter les numéros des conditions générales, mais vous devez savoir ce que chaque CG couvre en langage clair. Concentrez-vous sur la CG 1 (dispositions générales), la CG 2 (administration), la CG 3 (exécution), la CG 5 (paiement), la CG 6 (modifications aux travaux), la CG 8 (règlement des différends), la CG 9 (protection des personnes et des biens), la CG 10 (règlements applicables), la CG 12 (prise en charge par le propriétaire) et la CG 13 (indemnisation et renonciation). L’ExAC évalue des scénarios appliqués, pas le rappel de numéros de clauses.

Un ordre de modification en vertu de CCDC 2 est une instruction écrite émise par le Consultant, signée par le propriétaire, qui modifie le prix du contrat ou le délai du contrat. C’est le mécanisme formel du GC 6.2 utilisé pour saisir les changements de portée, de coût et d’échéancier une fois que les parties se sont entendues sur l’ajustement. Les ordres de modification sont distincts des directives de modification (GC 6.3), qui sont émises quand les parties ne se sont pas encore entendues sur le prix ou le délai mais que les travaux doivent procéder.

L’exécution substantielle est le moment où les travaux sont suffisamment achevés pour que le propriétaire puisse en faire l’usage prévu. La CG 5.4 du CCDC 2 encadre le seuil et le rôle du Consultant dans sa certification, avec un délai de réponse de 20 jours civils prévu à la CG 5.4.1; le seuil chiffré, lui, est fixé par la loi provinciale sur la construction applicable et non par le CCDC 2. L’exécution substantielle déclenche les délais de retenue et d’expiration des privilèges. Elle ne déclenche pas la garantie : la CG 12.3.1 fait courir la garantie d’un an à partir de l’état de prise en charge, un jalon distinct prévu à la CG 12.1.

Dans le Document 6 de l’IRAC, l’architecte fournit des services en préconception, esquisse, développement du design, documents de construction, appel d’offres ou négociation, construction et postconstruction. Les candidats qui commencent la liste à l’esquisse oublient la phase où le travail de programmation et de faisabilité est payé. Le contrat définit les livrables de chaque phase, fixe la base des honoraires (pourcentage, forfait ou taux horaire), nomme les services supplémentaires facturés à part et fixe les limites du pouvoir de l’architecte d’engager le client. La section A du contrat établit le projet et les parties; les annexes établissent les services. La liste de références de l’ExAC nomme l’édition 2018 du Document 6, révisée en 2021; la version courante de l’IRAC est celle de 2022.

Vous devriez savoir ce qu’est le CCDC 24, mais vous n’avez pas à l’étudier comme vous étudiez le CCDC 2. La liste de références de l’ExAC nomme le CCDC 24 (1996), « Guide to Using Model Forms and Supporting Documents », et l’édition publiée courante est celle de 2016, rédigée pour le CCDC 2 2008. L’une comme l’autre parcourt les formulaires types et les documents d’appui du CCDC plutôt que les conditions supplémentaires, et ni l’une ni l’autre n’a des numéros de clauses qui correspondent au CCDC 2 (2020). Lisez-le une fois pour le contexte.

Un avis écrit en vertu de CCDC 2 est une communication formellement écrite livrée à la partie nommée dans le contrat, de la manière que le contrat exige (généralement en main, par messager ou par courrier recommandé). Beaucoup de droits CCDC 2, y compris les réclamations pour coût ou délai supplémentaires et certains recours de résiliation, dépendent d’un avis écrit livré dans un nombre fixé de jours ouvrables. L’ExAC évalue des scénarios où un candidat doit identifier si un avis écrit est requis et quand l’horloge commence.

Les deux contrats sont évalués dans la Section 4 : Construction et pratique. CCDC 2 se situe derrière les questions sur les soumissions, la négociation de contrat, les fonctions de bureau et de chantier, les certifications et la gestion de projet. Le Document 6 du RAIC se situe derrière les questions sur la portée des services de l’architecte, les différends d’honoraires, les services supplémentaires et les limites du pouvoir de l’architecte de lier le client. Attendez-vous à du choix multiple scénarisé plutôt qu’à un rappel clause par clause.

Oui, mais vous devez le lire une fois et percer les conditions générales avec des questions scénarisées. Une seule lecture soignée des articles de convention, des définitions et des conditions générales GC 1, 2, 3, 5, 6, 9, 10 et 12 prend à la plupart des candidats six à dix heures. Associez cette lecture à 40 à 60 questions scénarisées sur l’administration de contrat de la Section 4 et le rappel suffit pour l’examen.

Au-delà du CCDC 2 et du Document 6 de l’IRAC, l’ExAC peut toucher les CCDC 5A et 5B (gérance de construction), le CCDC 14 (conception-construction), le CCDC 17 (contrat à forfait entre entrepreneur et sous-traitant), le Document 9 de l’IRAC (le formulaire type canadien de contrat entre l’architecte et le consultant) et la loi provinciale sur la construction applicable. Traitez-les comme des lectures d’appoint; le CCDC 2 et le Document 6 portent le poids.